Yangon by night

IMG_5492Au moment où je me décide d’aller au musée de gemmologie, un collègue m’appelle pour me proposer d’aller au fameux festival du film européen. Les pierres précieuses attendront. « Ils jouent quoi cet après-midi ? – Philomena – Parfait j’arrive ! »

Bien entendu beaucoup d’expatriés mais pas tant que ça… La séance s’ouvre sur l’Hymne National Birman (j’imagine difficilement ça en France…) puis enchaîne sur un court métrage birman… conceptuel… même un dadaïste aurait trouvé ça chelou… Puis sur le film. Parfait.

Quelques heures plus tard, après une limonade et un dîner improvisé, je me dirige vers la maison. Et bien entendu, une fois que le poids de la journée commence à se dissiper, je reçois un message d’un autre collègue proposant de me montrer quelques endroits où sortir.

Ma paresse et mon envie de découverte se sont chamaillées pendant de longues minutes. Leur compromis « ok mais seulement un verre ».

Qui a déjà réellement dit « ok mais seulement un verre » et a réellement bu un seul verre ? Pas moi en tout cas.

Bref il m’embarque dans un premier bar/resto/boîte. J’avais tellement envie que Nech soit là pour danser comme au bon vieux temps ! Fait agréable : plutôt mixte. Bière : 3$ (donc à peine plus de 2€) (définitivement pour toi Nech).

IMG_5500Ensuite changement de décor. Il m’embarque à la soirée d’anniversaire d’ouverture d’un club, connu pour être LE club faisant une soirée mensuelle LGBT friendly de Rangoun (et sans doute même du Myanmar). Une farandole de ballon gonflé à l’hélium à l’entrée… « Ok mais seulement un verre »…

Et là, j’étais clairement la seule expatriée, portant un peu trop de tissu pour me fondre dans la foule de Birmanes toute apprêtées, maquillées, bien chaussées, parfois libérées de leur pudeur vestimentaire… Nombreux recoins sombres, une barre de pole dance (Charlotte, une démo ?), des jeux de lumières sur la piste centrale, des lasers verts qui parcourent la pièce, une musique littéralement assourdissante et des basses qui rendraient le plus valeureux marathonien cardiaque. La clim tellement forte que je suis obligée de danser un peu pour me réchauffer… 2 stars birmanes sont venues chanter leurs derniers tubes pour célébrer l’occasion. De nombreux serveurs à nœud pap’ s’il vous plait, des videurs pour « raccompagner » (à la porte) les birmans proches du coma éthylique, et derrière le bar, deux jeunes femmes en uniforme, visiblement comptables, avec leur bloc-notes, leur calculatrice (une pour deux bien entendu) et leurs liasses de Kyats. IMG_5497

Visiblement à Rangoun, on ne boit pas un verre, on ne picole pas gentiment, on se murge littéralement, on se colle une race. Ainsi, mon voisin de bar en était à sa… 5ème bouteille de vin, un vin qui sentait fort la piquette. Rien que d’y penser ça me donne des haut-le-cœur.

S’il était possible de voir le monde en ralenti, j’avais un peu ces visions de scènes à la Nicolas Winding Refn (réal de Drive) où j’attendais le moment violent et absurde. Dommage, pas de Ryan Gosling dans la pièce…

Au final, 3 verres… Ça va hein ! Je me suis endormie avec mon ballon d’hélium dansant devant mon lit avec les courants d’air du climatiseur.

Pour dimanche, promenade dans mon district et photo à suivre. Et on repart pour une nouvelle semaine.

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4 thoughts on “Yangon by night

  1. Rempli ce we, je sens les effluves d’alcool d’ici!
    Bon si je viens en Birmanie c’est juste pour la démo de pôle dance, pas pour te voir hein!

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