By the river of Myitkyina…

Visiter une autre ville dans un autre Etat permet d’apprécier la singularité de chacune.
Bago possède quelque chose de rural, de poussiéreux, le fameux côté far ouest. Rangoun est totalement éclectique.
Lorsque j’entendais parler du Kachin au siège notamment, on insistait entre autre sur le fait que le réseau téléphonique et internet est plus que mauvais. Assez stupidement, je m’imaginais une région figée, des petites maisons en bois, avec une moyenne d’âge plus élevée que dans les environnements citadins, bref un peu comme un bled paumé au fin fond du massif central.
Mon premier contact avec la ville à la sortie de l’aéroport, une fois embarquée dans le 4×4 au logo de l’ONG, m’a fait totalement revoir mon préjugé.

IMG_5771Il y a dans l’air de Myitkyina une certaine douceur de vivre, un rythme plus détendu qu’à Rangoun. Le vrombissement des scooters se fait plus voluptueux qu’à Bago, des terre-pleins centraux fleuris délimitent le sens de la circulation, les propriétés ont des terrains plus large, ça respire ici! De paisibles marchés de nuit animent la vie nocturne. Pendant quelques instants je pouvais m’imaginer dans une ville d’un littoral français.

Le Kachin a d’ailleurs, en y réfléchissant un peu, quelque chose du pays Basque. On revendique fièrement son origine, son patrimoine et son folklore avec quelques faits qui assombrissent parfois l’actualité…
Hormis à l’aéroport où j’ai croisé 2 autres expatriés humanitaires, j’étais la seule étrangère du paysage durant mon séjour. Du coup, les birmans (surtout les jeunes) n’avaient de cesse de m’interpeler que je sois à pied ou en scooter. Deux de mes collègues Birmanes étaient surprises de voir ces scènes en me demandant si c’était toujours comme ça, même à Rangoun. A la longue, c’était pénible à Myitkyina, parce qu’hyper insistant. A Rangoun, les gens sourient, me disent parfois Mingalaba mais généralement de façon courtoise et respectueuse.

IMG_5778Cette fois, ce sont les collègues qui ont joué les guides à moto (sans casque bien entendu) et m’ont amenés au marché de jour pour me pousser à acheter du tissu traditionnel Kachin. La parisienne qui sommeille en moi avait quelques difficultés avec les tissus hyper brillants, hyper bariolés, aux broderies chatoyantes… Elles ont vite compris qu’il me fallait des nuances grises ou bleues, à la limite vertes. Mais j’ai pu trouver 2 tissus pour lesquels j’ai eu un coup de foudre (moi qui ne sait pas choisir…) et des cadeaux pour mes nièces (qui ne lisent pas encore mon blog…!). L’équipe était aux anges de m’avoir aidé à trouver mon bonheur… Manque plus qu’à réaliser la robe sur mesure. Photos à venir.

Toujours plus de bouddhas debout ou allongés, le clou du spectacle a été ce déjeuner sur les rives de l’Irrawaddy… Il faut dire que la cuisine Kachine est très fines (parfois très épicées) et très économique… ! Pour celles et ceux qui viendront me rendre visite, il y a un resto Kachin pas loin de la guest house 😉

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Mon vocabulaire birman s’améliore un peu mais mon accent amuse toujours autant la galerie!

Mais c’est bon de rentrer chez “soi” quand même.

photo 1

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2 thoughts on “By the river of Myitkyina…

  1. ca fait plaisir de voir le super soleil et de te voir sourire, l adaptation fut rock n roll mais au fur et a mesure c est chouuuuuuuettte 🙂

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