Un espace (pas vraiment) à soi à l’autre bout du monde – 2ème version

Certains d’entre vous le savent ou s’en souviennent, nous devions déménager de la guest-house en novembre. Bon il s’avère qu’avec la méthode birmane, le déménagement planifié le 15 novembre eu lieu le 1er décembre. Une façon de démarrer le temps de l’avent.

Dimanche je fais mes cartons et me questionne sur comment j’ai pu emporter autant à l’aller et amasser tous ces bidules en l’espace de 3 mois. J’embarque mes petits objets de valeur et mon éléphant en papier mâché le lundi, au bureau, pendant que j’entends dehors, dans mon dos, les Birmans s’affairer à transporter une maison plus loin le joyeux bazar.

Je vais tenter de rester un brin optimiste dans ce changement même si je me sens désolée pour moi-même. Voici quelques raisons :

  • « ma chambre » est 2,5 fois plus petite, en gros je passe d’un lit double à un lit simple et dois m’habituer à me réveiller les pieds dans ma valise. Littéralement. Mon studio parisien ressemble à Versailles à côté.
  • « ma salle de bain » est divinement salle, étroite et sans eau chaude. J’ai un miroir dans la douche, et aussi la porte serviette… dans la douche, logique implacable. Hier j’ai aussi eu 2 araignées dans ma douche. J’adore.
  • Ce matin vers 6h du matin j’ai été réveillée par le bruit des touches de la télécommande de mon nouveau voisin de maison qui a la gâchette facile. Oui, les birmans sont matinaux. Moi pas.
  • Et ils aiment parler, parler, parler, brailler, parler le matin. Moi pas.
  • Car oui, il doit y avoir un espace de 20 cm qui sépare « ma fenêtre » de celle des-dit voisins. J’aime la proximité physique, je pouvais aussi l’entendre hier soir racler le fond de sa gorge avec des bruits ô combien mélodieux
  • Les deux premiers étages sont occupés par le stock pharmacie. Produits toxiques et inflammables à tire-larigot, le tout sur des étagères en bois protégé par une cloison en bois. Une étincelle et je « saute » ou « cuis » avec (je suis au troisième étage).
  • Niveau luminosité je passe mon tour.

Il y a des choses qui m’échappent parfois. Une personne a-t-elle seulement réfléchi dans ce projet ?

J’ai retrouvé le symptôme du « je ne personnalise pas cet espace » car pour le moment, passer 6 mois là, dans ces quelques mètres carres, me fou les nerfs en pelote et le moral en berne.

Peut-être que je joue la princesse et je ne devrais pas me plaindre d’avoir un logement mais quand on est loin de son chez soi, avoir un espace dans lequel on peut se poser, se détendre, se retrouver face à soi, écrire son blog, et surtout DORMIR CONVENABLEMENT fait réellement une différence…

Là où je me rends compte que je ne suis pas totalement de mauvaise foi c’est lorsque l’un des coordinateur site qui loge assez souvent à la maison est totalement scandalisé et n’a jamais vu ça de ses nombreuses années d’humanitaire. C’est ballot, il vient de renouveler son contrat pour un an ! Ha-ah !

Ce soir, je vais essayer une autre chambre pour tester le niveau de nuisance sonore… Je compte les heures avant d’être à Paris…

Promis, mon prochain post sera plus joyeux… ou en tout cas moins cynique.

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