Dé-valisez moi…

photo (2)Lorsque l’on est à l’autre bout du monde, il y a tout un tas de choses qui nous manquent : la sauce salade, notre oreiller ou notre plaid favori, une vraie baguette fraîche… et partir loin c’est signer un compromis imaginaire que ces petites choses ne seront pas toujours substituables et devront attendre le retour définitif.

Pour la Birmanie, l’affaire est d’autant plus complexe que le pays est encore assez fermé, ce qui lui donne néanmoins un côté authentique et rustique très agréable. On trouve alors des systèmes D pour pallier au manque matérialiste, Mac Gyver aurait été comme un fou ici. Cependant faire un aller retour en France a été le bon moment pour rapporter quelques « souvenirs » pratiques pour la suite de mon séjour plutôt que de jouer les aventurières…

Qui y’a-t’il donc dans la valise d’une expat de passage de retour dans sa patrie d’adoption ?

Je commence par… les chaussures ! Car oui, je suis la première à m’en plaindre, mais j’ai des grands pieds. Louboutin a atténué mon complexe en expliquant que les personnes ayant de longs panards étaient beaucoup plus stables sur des talons hauts, ce qui est vrai. Cependant Louboutin et Birmanie ne feraient pas bon ménage. Déjà, les trottoirs et l’état des rues rendent la marche impraticable en talons et ici, le gabarit des pieds est du genre Polly Pocket. J’ai pourtant tenté d’aller acheter des sandales compensées à paillettes mais les vendeuses rigolaient en cherchant la plus grande pointure pour moi pour finalement constater qu’aucune ne m’allaient… Ah bah oui hein… chausser du 40 ici s’avère une épreuve. Alors c’est sur ASOS que j’ai fait un petit stock (j’aime chercher des sandales quand il fait zéro degrés à Paris).

Les tee-shirts : bon, je l’avoue, c’était encore un peu pour le principe cocasse d’acheter des vêtements d’été en hiver mais aussi car la qualité n’est pas tout à fait la même après 2 lavages… A croire que le Made in Thailand européen est plus solide que le Made in Thailand birman…

De la cire : j’ai eu beau chercher durant des mois… zéro trace de cire en Birmanie. Les poils et l’Asie, une tout autre histoire.

Du pshit anti-moustique : car même si finalement aucun n’est réellement efficace, je préfère les produits nocifs et toxiques européens que nocifs et toxiques birmans (qui sont un peu des oufs des OGM, pesticides et autres joyeusetés…)

Mon tapis de Yoga : Merci Nech pour ce cadeau qui remonte à… 6 ans… car ici le tapis de yoga est incroyablement cher et étonnamment fin… lorsqu’on en trouve un ! Autrement dit c’est clairement un produit pour expat.

De la crème hydratante : mains et visage car, autre joie de l’Asie, toute crème a pour objectif de « blanchir » la peau… si je savais lire birman je pourrais parier que le pshit anti-moustique aussi a un effet blanchissant…

Et bien entendu, une bouteille de rouge, du doliprane, des porte-clés tour Eiffel, du chocolat, des gâteaux bonne maman, des culottes en coton, quelques bouquins…

Je suis rentrée à Paris avec une valise de 27 kg, revenue à Rangoun avec 14, dont je pense bien la moitié en denrées périssables…

On s’accroche et on repart pour 6 mois… qui semblent une éternité…

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