Sa pi bi la

Lors de mon passage à Paris et même régulièrement, on me demande ce que je mange, si ça ressemble à la nourriture thaïlandaise ou vietnamienne, si c’est épicé, si je trouve du bon pain, si j’ai déjà gouté le vin birman… On est bien des français… obsédés par la bouffe !

Ce n’est pas tellement aisé de qualifier ou de comparer les spécialités birmanes… il y a de tout, pour tous les goûts, pour toutes les sensibilités, toutes les envies.

J’ai la chance d’avoir une cuisinière qui prépare de bons petits plats copieux tous les midis au bureau. Monnayant 2,5 $, je me retrouve devant salade, légumes, riz, viande ou poisson, fruits, en quantité gargantuesque, une invitation quasi quotidienne au voyage culinaire et à la découverte de la cuisine birmane…

Alors détaillons le menu ensemble.

A Thouq – La Birmanie semble réputée pour ses salades (ici via le huffpost). Il y a une salade très célèbre de feuilles de thé fermentées mélangées à des cacahuètes et des mini-crevettes sèches. Mais sinon, les salades sont précisément sans salade. Ils font des salades de tomates carrément topissimes car c’est toute l’année la saison des tomates… là encore en y ajoutant soit du sésame ou des cacahuètes broyées au pilon. Concombre façon raïta… L’assaisonnement est plutôt discret, huile d’arachide, parfois un peu de sucre, parfois un peu de citron…

photo 2A thi a yweq – Les légumes… ils ont une grande quantité d’herbes qu’ils cuisinent à la poêle (cresson, liserons d’eau, et autres noms inconnus au bataillon) avec parfois des pois gourmands, des champignons, du maïs. Oui l’essentiel des légumes se cuisinent avec une bonne quantité d’huile… Oh et l’un de mes mets préférés pour cette catégorie est sans conteste la purée de pomme de terre façon Kachine avec des oignons frits par dessus. Hyper dense et crémeuse. Je ne sais pas comment elle est obtenue mais elle est à tomber par terre. Les soupes aussi sont bien moins ternes que nos soupes françaises, le plus généralement elles sont à bases de lentilles, avec ail, gingembre…

A Tha – Viandes. Très souvent il s’agit de ragouts. Les birmans ne cuisinent pas au four, tout se fait a la casserole. Cela se rapproche donc un peu de la cuisine indienne. Il n’y a pas de steak comme chez nous autre. Le bœuf est mijoté, ou bien séché ou parfois froid en salade avec de l’ail et du persil. Pour le poisson, c’est un peu la même histoire. Ils aiment aussi le cuir à la vapeur ou parfois en fond des petits beignets. Pour le poulet, pas de poulet au four du dimanche (même si chez les Bigel c’est plutôt le lundi soir), lui aussi fini a la casserole dans une sauce mélangé de soja et de tamarin. Très bon au demeurant ! Et les crabes de Pyapon… *soupir*

Ta min – le Riz : comme de nombreux pays d’Asie, le riz remplace le pain et me sauve régulièrement des plats trop épicés ! Soit cuit a la vapeur, parfois poêlé avec des petits légumes ou des épices, je ne me lasse pas trop… on verra ça dans 4 mois… Ils font aussi des nouilles sautées à toutes les sauces, en soupe, en salade mais mes préférées sont façon Shan (je ne sais pas ce qu’il y a dedans mais c’est parfait).

photo 3A thi – Fruits : Pastèque, melon, pitaya (fruit du dragon), poire asiatique… tout est bon ! (sauf la papaye) Ces temps-ci c’est la saison des fraises d’ailleurs. Raisins, agrumes, cerises… quand le cœur m’en dit…

Alors non je n’ai pas encore gouté le vin birman. Je me gave parfois un peu trop de Paratha achetée dans la rue soit avec un œuf au sucre soit aux lentilles (ok j’ai déjà été malade a cause d’elles… cuisine de rue birmane… pas toujours sûre) ou parfois un peu trop de rice coconut dumplings, je trouve du pain de qualité correcte et mange parfois des croissants le matin. L’avocat est un fruit qui se mange en dessert avec du lait concentre (ou en jus). Les haricots rouges ont un goût sucré et les brioches en sont fourrées. Mon faible ici, curieusement, est la tarte aux pommes. Quand je vais dans les restos plus « occidentalisés » je finis régulièrement par une tarte… Freudien ou non, elles sont succulentes.

photo 1  Thauq deh – Côté boisson… la bière birmane se veut légère et hyper agréable. Parfois un peu trop d’ailleurs… *Hips*. Merci la mondialisation d’avoir apporté l’aperol jusqu’ici. Sinon le gin tonic est parfait pour lutter contre la Malaria… parfois un peu trop aussi d’ailleurs… *re-hips*. Le thé, plutôt fort, est aussi agréable… mais je n’ai pas encore assez exploré ce côté là…

Si vous voulez visualiser mes assiettes et tenter l’aventure, voici un blog sympathique de cuisine Birmane : Hsa ba

(Hsa ba : forme impérative du verbe manger)

Si ça ne vous suffit pas, vous trouverez pléthore de recettes via Google.

 

Après réflexion, les Birmans sont aussi un peu obsédés par la bouffe. Pour se dire bonjour, on se demande si on a fini de manger…

« Sa pi bi la »

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4 thoughts on “Sa pi bi la

  1. Ca me replonge dans d’excellents moments !! Leur culture culinaire est très intéressante, c’est un mélange de cuisines chinoises, indiennes et thaï je trouve. Merci pour le lien du blog de recette, je salive déjà à l’idée de me cuisiner un bon plat birman !!!

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  2. Pingback: suivez le guide #2 | Gisèle en Longyi

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