Tokyo – part 1: pérégrinations nippones

Je n’avais pas réellement de représentations du Japon mis à part ses samouraïs, ses cerisiers et sa technologie. Dans mon imaginaire Tokyo est une ville illuminée, avant-gardiste, à l’architecture grattant le ciel. Le Japon c’est Sofia Coppola et Bill Murray, c’est Gwen Stefani et ses Harajuku Girls, c’est Jung et son Inconscient collectif.

J- 1

Mon premier contact avec la ville fut donc étonnant. Le passage de 40 degrés à un petit 7 a posé un certain nombre d’épaisseurs sur mes épaules, tentant vainement de se réchauffer. J’ai même été surprise lorsque de la vapeur s’est enfuie de ma bouche à ma première respiration au grand air…Le trajet de l’aéroport au centre-ville me promène dans une banlieue banale par une matinée brumeuse. Un longyi en guise d’écharpe, la Birmanie doit être à mes côtés pour ce voyage.

Arrivant bien en avance sur l’heure de RDV avec ma mère, j’en profite pour me glisser dans un café non loin de la gare, avec mon gros sac à dos et ma valise à roulette. Le service est de qualité, même à 7h50 du matin. Effectivement l’anglais ne semble pas leur point fort mais ils font tout pour faciliter ma commande… en même temps « café latte » est probablement un mot universel !

Il pleut dehors, il fait froid, le sommeil manque et je me crois à Toronto (serait-ce le centre de mon monde ?). L’humeur maussade s’efface en retrouvant ma mère.

Cette fois-ci, ce n’est pas moi le guide, et je suis en tentant de mémoriser les noms des stations de métro, des lieux de visite, échec permanent !

DSC06683

L’introduction à la capitale nippone se fait au musée Edo : guerres, tremblements de terre, incendies dévastateurs… l’histoire n’invite pas à sourire. Les estampes et costumes traditionnels adoucissent mon regard, la Birmanie m’ayant rendu particulièrement sensible à l’art du textile.

L’après-midi m’amène calmement vers le quartier d’Asakusa-Jinja pour découvrir le Senso-Ji, un temple bouddhiste hyper fréquenté à l’architecture typiquement japonaise, mon premier… L’encens parfume la promenade et mes reflexes birmans m’amènent à penser « quoi ? On ne se déchausse pas ? ». Le temple principal est impressionnant et les petits jardins à la japonaise l’entourant sont tout aussi féeriques.

DSC06696

Puis nous nous dirigeons vers le quartier de Roppongi, entre affaires et boutiques. Je me plais à me promener dans cet environnement haut-de-gamme, diffèrent de celui de Bangkok. Boutiques pour femmes, pour la maison, prêt à porter ou couture, regarder des paires de Manolo Blahnik à côté d’Adidas le tout chaussée de Converses… L’atmosphère est agréable malgré la pluie qui n’a cessé de la journée. Une pluie froide et parisienne.

La soirée se finit devant un mojito au Yuzu. Réchauffe le cœur et l’esprit.

J-2

La matinée se déroule dans le merveilleux parc du temple shintoïste Meiji-Jingu. Quel bonheur de pouvoir se promener entourée d’arbres colossaux déclinant une sublime palette de verts ! Tous les âges se retrouvent et me voilà à signer des autographes à de jeunes étudiants (je pense qu’ils m’ont confondue avec Eva Mendes). Le Meiji est incontestablement l’un de mes coups de cœur, peut-être parce qu’il est assez brut, impressionnant, peut-être parce qu’il y a des tonneaux de vins de Bourgogne dans le parc, peut-être parce qu’ils y a des petits ponts et des cours d’eau, peut-être parce que femmes et hommes s’y promènent en kimono et qu’ils sont magnifiques…

DSC06734

Et de là, on fait un saut dans le fameux quartier d’Harajuku : une série de petites échoppes s’étirent le long d’une même rue et proposent des tenues aussi colorés que pétillantes, entre poupée de cire, princesse gothique ou juste fashionista japonaise.

Tokyo a aussi ses « champs Elysées », Omotesanto. J’ai toujours eu un peu de difficultés à saisir ce qui faisait d’elle la plus belle avenue du monde mais si cela tient au fait que les enseignes de luxe se retrouvent de part et d’autre de l’avenue alors oui, il s’agit bien de la version Japonaise des Champs. Un peu plus loin, nous arrivons à Cat Street, encore des petits magasins mais cette fois-ci je me sens dans une petite bourgade, un peu comme l’un des quartiers de Stuttgart. Des petites maisons en guise de magasin, des cerisiers en fleurs, des jardinets, des terrasses, une rue pavée…

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Je voulais à tout prix (littéralement au final) boire un verre au New York bar du Park Hyatt, là où avait été filmé Lost in Translation. Un labyrinthe pour accéder au 52ème étage, un test pour le vertige, des ascenseurs avec parquet s’il vous plaît, des milliers de lucioles blanches et rouges à perte de vue. Voilà l’image que j’avais de Tokyo, vibrante et aérienne. Complétée par un Pisco Sour…

DSC06757

 

La capitale ne cesse donc de bousculer mes repères et en deux jours m’a fait découvrir déjà différentes facettes de sa richesse ! Deux jours, c’est aussi le temps qu’il m’a fallu pour m’habituer à me tenir à gauche et non à droite dans les couloirs et les escalators… merci petit cerveau un peu ambidextre de me faciliter la transition, ou bien est-ce simplement mon désir de me fondre au mieux dans la masse pour pouvoir capturer un peu plus rapidement l’essence même de Tokyo ?

 

To be continued….

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s