En faire tout un plat!

Les week-ends sont dorénavant à l’épreuve des « oh je ferai ca plus tard » qui se sont succédés durant les derniers mois. Un exemple : les cours de cuisine Birmane. Cela fait très longtemps que je voulais les faire mais la paresse de se lever un samedi matin a toujours été plus forte. Mais je n’ai plus le choix, c’est maintenant ou… jamais.

Nous voilà donc un samedi matin à 9h à l’autre bout de la ville pour suivre un cours de cuisine directement dans le restaurant Monsoon.

Nous sommes accueillis avec un jus de citron vert et gingembre (je crois) en attendant que notre atelier soit prêt pour nous, puis, nous grimpons deux étages pour nous retrouver dans une pièce cachée mais possédant d’immenses fenêtres offrant une belle lumière naturelle malgré la pluie qui ne cesse à l’extérieur.

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Tablier et toque sur la tête plus tard, notre chef se présente puis nous explique le deroulement du cours. Nous allons apprendre à cuisiner :

  • Tempura de légumes
  • Soupe de lentilles
  • Curry de poulet
  • Curry de poisson
  • Salade de the vert fermente (la fameuse)
  • Riz a la noix de coco

Vous salivez déjà ?

Le chef nous explique les ingrédients puis la façon de cuisiner avant de nous laisser œuvrer de notre côté, avec un commis de cuisine disponible pour rattraper nos ratés… mais difficile de rater cette cuisine ! Le plus dur sera de trouver les condiments à Paris (et encore…).

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Nous sommes toutes les 3 à rigoler sans interruption et à jouer à « top chef ». Mon commis se marrait lui aussi non stop car visiblement, je fais des petits bruits quand je cuisine. En fait, on m’a déjà fait remarquer que les français ont une façon tout à fait particulière de s’exprimer. A base de « pfff » de « rohhhh » de « brrr » de « humpf ». Au bureau, entres amis, dans la rue, notre vocabulaire inclut une série de vocalisation. Et c’est vrai en fait. Arf.

Toujours est-il que lorsque je plongeais les tempuras dans l’huile c’était « hop », quand je jetais mes détritus c’était « pouf », quand je surveillais la cuisson de mon poulet c’était «huummm »… et quand je goutais mes plats c’était « mmmmm »…

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Je disais donc qu’il s’agit d’une cuisine accessible, simple, avec toujours plus ou moins les mêmes ingrédients principaux et beaucoup d’huile… Cela m’a inspiré des recettes, ou même des méthodes… Bon, je compte toujours sur mon beau-frère pour m’apprendre à couper « comme une pro » les légumes. Et justement lorsque je coupais mon oignon, mes yeux étaient irrités. Mon commis me dit alors qu’en Birmanie, lorsqu’une personne pleure à cause des oignons, cela signifie qu’elle ne s’entend pas avec sa belle-mère. Ce à quoi je lui ai répondu, couteau à la main : « mais j’ai pas d’belle-mère »… ça l’a fait rire. Evidement. On pèle, on coupe, on trempe, on frit, on dore, on pilonne, on assaisonne, on fait revenir et surtout on savoure !

Nous finissons donc nos plats dans la joie et la bonne humeur, la pluie est encore plus rude à l’extérieur.

Il est un peu avant midi, nous redescendons donc dans le restaurant et le fruit de notre travail est notre déjeuner… gargantuesque ! C’était une expérience qui a dépassé mes attentes et qui vaut véritablement chaque Kyats qu’elle coûte !

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Voilà, une fois que ma cuisine à Paris sera repeinte, je pourrai enfiler longyi et tablier et revivre l’expérience des odeurs et des gouts birmans… !

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