50 nuances d’ocre – partie 2/2

Le lendemain, nous partons nous promener à pied dans les dunes et profiter d’un dernier panorama avant notre tour en chameau. Le soleil est encore plus agréable que la veille et nous n’avons aucune envie de partir. Un léger gout de « pas assez » quand même. Il nous manque bien une demi-journée pour pousser l’expédition plus loin dans le désert. Il y a tant de choses à voir si tant est qu’on aime marcher et qu’on possède un sens de l’orientation correct. On ne se rend pas compte que la marche est quand même difficile entre le sable, les ascensions, les descentes… ni que les paysages peuvent se ressembler et compliquer l’orientation.

Nous avons croisés des touristes français (qui vannent les autres à table), des russes (qui passent devant tout le monde au buffet), d’autres russes (dont le mec photographie sa douce sous tous les angles, comme sur la photo – je n’ai pas resisté !), un anglais et une allemande (qui travaille aussi pour un autre bureau d’Oxfam), des québécois qui hurlent de bonheur en voyant le sweatshirt McGill de mon Habibi, et des nationalités inconnues…

Sur le retour, notre jeep nous dépose au milieu de nulle part, 2 chameaux et un jeune garçon nous attendent. Et nous voila parti pour 1h de méharée. Pas très confortable mais pas désagréable non plus. Une autre façon de découvrir le paysage. Le dandinement du chameau me berce, le soleil chauffe mon dos. Je me demande comment les bédouins ont pu traverser ainsi le désert jusqu’à Aqaba ou bien comment on peut mener un bataillon à dos de chameaux… Nous avançons jusqu’à notre voiture sur notre nouvelle monture. La visite est finie. On met quelques minutes à s’habituer à la marche après notre position non naturelle d’une heure. Non sans peine, nous reprenons le chemin de la ville. La route se veut toujours aussi folklorique. Notre jeu a été d’imaginer la version locale d’autoroute FM avec ses pneus crevés au milieu de la route, ses chiens renversés, ses moutons qui traversent, les piétons un peu partout, les autostoppeurs… et j’en passe.

Sur le retour, nous avons été arrêtés 2 fois. La première fois, le policier me demande dans un langage approximatif les papiers du véhicule, je lui dis qu’ils sont dans le coffre, ils nous laissent alors repartir. La second fois, nous ralentissons à son signe, nous roulons au pas vers lui, je commence à baisser la fenêtre et à  montrer le bout de mon nez, il nous fait signe de repartir aussitôt. Puis nous profitons des bouchons d’Amman, le désert nous semble d’un coup bien loin, comme une parenthèse qui n’a pas réellement existée, trop belle pour être vraie. Nous ramenons la voiture, le réservoir quasi vide, ce qui a eu le don de me stresser mais le Habibi insistait pour la rendre comme nous l’avions récupérée.

Nous aussi nous étions assez vidés.

J’ai encore du sable rouge dans mes chaussures…

Je recommande bien 2 jours sur place pour profiter au mieux et dissiper la frustration d’un séjour trop court. Etait-ce à la hauteur de mes attentes ? Oui mais. Les expatriés rencontrés ici m’avaient peut être survendus le lieu plaçant la barre un peu trop haut dans mon imaginaire. Y retourner ? Oui, ce serait bien, au moins pour découvrir un nouvel horizon du désert. Mais avant cela, il y a tant d’autres choses à faire !

Et 6 mois… c’est bien court. Surtout quand on s’acharne au travail !

Prochaine visite de prévue : la mer morte !

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One thought on “50 nuances d’ocre – partie 2/2

  1. Merci Clara pour ce joli récit qui donne envie de découvrir d’autres contrées. Profites en bien et bon courage pour le taf
    Je t’embrasse
    Emmanuelle

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