Cuisiner à Amman

De la même façon que j’avais suivi un cours de cuisine à Yangon, je souhaitais renouveler l’expérience à Amman. Non seulement c’est une façon de rencontrer des nouvelles personnes mais surtout d’aller un peu plus loin dans la culture du pays. J’ai donc profité de la présence de ma mère pour participer à un atelier proposer par Beit Sitti dans le quartier de Weibdeh, mon ancien quartier donc.

En fin de matinée, après un café et une part de cake à la rose sur la terrasse de Rumi, nous nous mettons en route vers Beit Sitti. Tout est prêt sur la terrasse, au soleil, nos tabliers nous attendent sous un parasol. Nous dégustons notre limonade à la menthe en attendant les autres participantes.

Nous voilà 6 autour de notre chef du jour et de son commis. 2 indiennes, 2 australiennes et 2 franco-canadiennes. Comme un air de Commonwealth !

Au menu :

  • Fattoush
  • Mouttabal
  • Pain pita
  • Mansaf !!!
  • Osmaliyeh

Belle surprise que de pouvoir partager un mansaf avec ma mère car il s’agit presque du plat jordanien par excellence. Tout le reste ne doit probablement pas vous parler…

Nous participons tous au partage des tâches pour une mise en commun finale. Certaines s’affairent à couper les légumes, d’autres préparent la pate à pita, certaines épluchent les aubergines cuites, d’autres cisèlent le persil et pressent les citrons. L’agneau cuit, nous préparons notre mansaf. Ainsi nous apprenons que ce que nous appelons une souris d’agneau en France, ici, ils appellent ça la banane.

Je commence à avoir faim. Cette façon de cuisiner est finalement très représentative de la culture de la région : partage et hospitalité. De grands plats recueillent le produit de notre labeur, ce qui me donne aussi envie de changer ma vaisselle parisienne…

Le fattoush est une salade de légumes (tomates, concombres, juste de citron, huile et persil essentiellement) avec du pain pita frit (le plus souvent rassis donc c’est plutôt pour ne pas le gâcher). Le Mouttabal est une sorte de babaganoush avec yaourt, tahini, ail, jus de citron et aubergine cuite. L’Osmaliyeh est un dessert bien calorique comme ils savent si bien le faire dans la région à base de pudding au lait, de fleur d’oranger et de cheveux d’ange. Et le mansaf, un plat à base de riz et de viande avec une sauce au yaourt bien gras ! Le même que j’avais mangé avec le Habibi lors de sa visite.

Deux heures environ après le début du cours et une fois nos grands plats garnis, nous dressons la table à l’ombre du parasol. Nous reprenons un coup de limonade et savourons notre labeur. Y’a pas à dire, il s’agit sans doute des meilleures versions des plats que j’ai pu manger jusqu’à présent. Cela tient peut être à la fraicheur des ingrédients, à la joie déployée en cuisinant et à la météo plus que parfaite. Moi qui n’étais pas très fan du Mansaf, je le trouve si bon que je me ressers (ma mère aussi d’ailleurs). Le mouttabal est parfait. Le fattoush avec une cuillère de mélasse de pomegrenade est divin. Et le dessert… je n’avais pas encore testé celui-là. Un peu moins costaud que le knaffeh, parfumé juste ce qu’il faut, je n’ai pas pu finir ma portion maglré ma bonne volonté mais il s’agit définitivement d’une recette à reproduire en France.

Avec un peu de chance je vous inviterai… mais si vous me le demandez gentiment, je veux bien partager les recettes !

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