Jordanépilogue

[A l’heure où vous lirez ce texte, je serai quelque part dans les airs sur le chemin du retour. A moins que je ne rate inopinément mon vol… !]

Un peu déçue de n’avoir pas pu beaucoup voyager autant que je l’aurais souhaité en Birmanie, il était important de ne pas répéter l’erreur en Jordanie. Surtout que cette fois, je n’avais pas l’excuse de la complexité des déplacements sur le territoire. Louer une voiture à Amman est simple et mon ONG bénéficie de rabais. Les routes sont en assez bon état (les pneus un peu moins). Et le système de bus plutôt accessible et économique. Ainsi, et parce que la Jordanie est un petit pays, j’ai parcouru du nord au sud, d’est en ouest et découvert des dizaines de paysages différents, aussi bucoliques, désertiques, verdoyants, désarmant, dramatiques les uns que les autres. La beauté de Petra, les mirages du désert vers la frontière irakienne, les oasis de la mer morte, la majesté du wadi rum, la splendeur de la mer rouge… et j’en passe. J’ai vu la Palestine de l’autre côté, j’ai vu l’Israël, l’Egypte et la Syrie, de l’autre coté. Tout à coté.

Cette expérience a tout de même eu un effet nettement moins « bisounours » que la Birmanie. Est-ce le contraste Asie du Sud-est contre Moyen-Orient ? Est-ce juste ma propre évolution ? Est-ce parce que j’ai les cheveux bleus et non plus rose que mon attitude est moins « barbabapesque » ? Aussi, mon retour m’apparait bien plus terre à terre : je sais les galères qui m’attendent, j’appréhende certaines difficultés, je redoute certaines situations… Alors je me concentre sur mon futur canapé.

Cette expatriation n’a pas été de tout repos. Mon travail chez le partenaire local demandait une énergie et une obstination quasi délirante. Mais la finalité valait l’acharnement. Au niveau personnel, l’éloignement avec ma famille a souvent été difficile à gérer du fait des hospitalisations de mon père et du sentiment d’impuissance que cela peut provoquer lorsqu’on est si loin et démunie. La distance avec Paris me semblait plus forte à Amman qu’à Rangoun. Paradoxe de la géographie. J’ai mis quelques semaines à me couper de la France mais quand j’ai finalement réussi, j’ai peut-être un peu trop coupé.

Je réalise surtout l’importance de profiter et de réussir à apprécier même les plus galères des galères car nous ne savons pas de quoi demain sera fait mais nous savons que tout peut basculer à chaque instant, dans le positif comme dans le négatif. Chaque situation est riche d’enseignement même s’il a bien été souvent difficile pour moi de rester objective ici. Je suis heureuse d’avoir trouvé mes minutes parfaites et compte bien reproduire l’expérience a Paris ou ailleurs : trouver ce passage quotidien à l’abri des mauvaises pensées (certainement pas dans le métro…).  Et puis, j’arriverai presqu’a rigoler de mon retard d’avion du 15 janvier…

La Jordanie est un pays étonnant. Le contexte fascinant. La géographie magnifique et totalement sous-estimée. Après la fin d’une junte Birmane, j’ai pu découvrir la monarchie Jordanienne. D’ailleurs je me suis abonnée au profil de la Reine Rania sur instagram. C’est dire. Sur une note plus sérieuse, j’ai été au cœur d’une actualité qui clairement me dépasse, j’ai appris un peu plus sur la crise syrienne, vu de mes yeux une partie de son impact. Mais j’ai aussi mieux compris les enjeux palestiniens. J’ai apprivoisé une nouvelle culture, d’autres modes de pensées, d’autres méthodes de travail. Comme des moteurs pour aller de l’avant, me poussant vers le souhait de continuer de découvrir la richesse de l’expatriation.

Le cœur du mandat de mon ONG ici est autour du renforcement des capacités. Rapidement on réalise qu’il ne s’agit en aucun cas de faire un copier coller de son mode de fonctionnement mais vraiment de jouer avec sa créativité pour faire rencontrer 2 mondes sur le papier et innover. Quel exercice agréable que de chercher à penser en dehors des boites, en dehors du cadre. Quel exercice désagréable que de se confronter aux résistances des autres. Je préfère retenir que ce mandat m’a offert de nombreuses libertés et c’était très épanouissant. J’ai ainsi renforcé mes propres capacités au final.

L’un des bonheurs de l’expatriation concerne les rencontres. De la Birmanie, je n’ai gardé que quelques liens. De la Jordanie, cela sera très certainement la même chose. Comme j’ai déjà pu l’évoquer par le passé, on se promet de garder le contact lorsqu’on sait que les aléas de la vie reprendront le dessus. Cependant, chaque personnalité rencontrée sur le terrain est une découverte et un enrichissement réciproque. Chaque parcours qui mènent si loin de chez soi est intrigant. Les échanges sont sincères et spontanés. Et surtout, rien ne peut prédire de ces rencontres. Rien n’aurait pu me donner la puce à l’oreille il y a un an encore que je me ferais des copines canadiennes. Rien n’aurait pu prédire que je partagerais une voiture avec une copine de promo d’une amie rencontrée en Birmanie. Enfin, rien n’aurait pu prédire les fous-rires partagés avec mes collègues jordaniens. Et tant d’autres liens construits de ci, de là. Autant de nationalités que de personnalités différentes.

Avant de partir je regardais Lawrence d’Arabie, grippée au fond de mon lit dans le 11eme arrondissement. J’hésitais à prendre un appartement en collocation à Amman. Je vidais mon appartement parisien pour tout stocker chez mes parents (oui Maman, je vais trier mes affaires en rentrant). Je ne pensais pas garder mes cheveux bleus. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. C’est sans doute ce qu’il y a de mieux d’ailleurs : être une tabula rasa pour écrire un nouveau chapitre de sa vie. Je me suis amusée à reparcourir les articles du blog sur les mois passés mais je n’ai pas constaté de grands changements, juste une évolution régulière et continue, une forme de maturité plus assise, prête à passer à l’étape suivante.

Le problème de l’expatriation est qu’on finit par y voir la normalité. La normalité dans l’instabilité. La normalité dans le non-stop. Travailler à l’étranger est extrêmement stimulant et dans mon cas, plus stimulant qu’en France. Et j’en viens à comprendre pourquoi un certain nombre devient finalement « accro » aux missions. J’ai longuement réfléchis à chercher un autre travail ici, à rester dans la région. Une fuite en avant peut-être. Un sentiment d’expérience « pas totalement aboutie » aussi. Et puis, mes collègues ici, tant chez Oxfam que chez le partenaire, ne souhaitent pas me voir partir et eux-mêmes, régulièrement, m’envoient des postes en RH basés en Jordanie. Ma seule certitude est que j’ai besoin d’une pause et de recul pour aviser de la suite en suivant les sages conseils de mon père. Et contrairement à la Birmanie, où je me projetais plus facilement dans le retour à la vie parisienne, cette fois, je devine les contours tendus et fragiles de ce retour. Alors je me force presque à trouver une place à Paris, à trouver une place pour mon tapis syrien, à trouver une place pour mes projets. Je me fixe l’objectif de trouver la vérité après quelques guêpes vertes à la candelaria (mon cocktail favori).

Amman, sacrée ville ! Bruyante, agitée. Tes klaxons à gogo, tes vendeurs de pastèque ambulants, de barbe-à-papa avec leurs flûtes, tes camions de gaz et leurs mélodies hypnotiques. Et partout, l’appel de la prière, ce chant rythmant mon quotidien qui va sans doute me manquer un peu. Amman, pleine de poussières et d’ordures, de chats errants, parfois un troupeau de chèvres, parfois des poules dans la rue, et le chant du coq dans le jardin à côté de mon bureau. Amman et tes chauffeurs de taxi, aussi sympathiques que désagréables. Amman et tes habitants, pour la grande majorité extrêmement hospitaliers. Amman, tes collines, tes escaliers, les fameux treks urbains. J’y laisse des litres de sueurs et quelques ampoules aux pieds. Ton odeur de jasmin dans la rue va aussi me manquer. Ton désordre organisé, ton anarchie civilisée. Les centaines de « welcome » qui m’ont été adressée.

Et dire que je vais retrouver l’indifférence de Paris.

Mais, fidèle à moi-même je garde une porte ouverte. L’un des derniers week-ends ici, en achetant un cadeau pour ma mère, on commence à discuter avec la vendeuse. Les éternelles questions « ca fait combien de temps que tu vies ici ? ». Et lorsque je lui dis que je pars à la fin du mois elle me dit « oui, mais les gens finissent toujours par revenir en Jordanie »…

Quel regret pourrais-je avoir ? Un léger goût de pas assez. J’aurais aimé retourner au Wadi Rum, à Dana et à Aqaba, j’aurais aimé faire encore plus de treks, de hikes et de canyoning. J’aurai aimé avoir le temps de reprendre les cours d’arabe et d’apprendre le dabkeh.

Que me souhaiter pour la suite ? D’avancer sur mes projets de livres, trouver quelques réponses et surtout choisir la bonne couleur pour mon canapé.

Une aventure touche à sa fin. D’autres m’attendent probablement ici ou là-bas. Alors au plaisir de vous croiser sur les trottoirs de St Maur, de Paris ou d’ailleurs.

Inch Allah.

Birmaniversaire #9

Note : ce birmaniversaire a été rédigée sur le territoire Birman, peu avant mon départ. A l’heure où vous lirez ce post, je serai dans ma cure d’isolement pour une petite semaine avant de prendre mon nouveau poste au siège et d’envisager la suite.

Accrochez-vous, ce birmaniversaire est exceptionnellement long.

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Ah oui, je précise aussi qu’il s’agit en plus de mon centième article pour ce blog…!

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Toujours de la nouveauté, nouveaux lieux, nouveaux liens. Les rencontres ne cessent, même après 8 mois. Et je me revois souvent à mon arrivée en septembre dans le regard de celles et ceux qui sont arrivés dernièrement. Un regard paumé mais un regard curieux.

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J’ai tenté vainement de perdre cette « bedaine de riz » avant de rentrer à Paris… mais elle s’accroche à moi comme je m’accroche à tous ces souvenirs que je veux garder au fond de mon cœur en rentrant.

Au début du neuvième mois c’est mon « chef » qui est parti. Je me souviens de ma première impression de lui, un ours intransigeant et froid. En fait, nous formions un excellent duo, il me laissait être tranquillement autonome mais a toujours été un véritable support dans les moments de doutes et c’était rassurant de pouvoir s’appuyer sur son expérience terrain et apprendre de lui. Et lorsque nous buvions des bières, nous ne parlions jamais de travail. Nous sommes partis avec une reconnaissance mutuelle. Lui-même avait une première impression erronée de moi-même et m’a dit être heureux d’avoir eu tort sur mon compte. Un agréable sentiment d’accomplissement.

En parlant de première impression, je me souviens de la première fois où j’ai descendu à pied Mahar Myaing (ma rue), me rappelant la première fois où j’ai descendu la rue St Louis à Montréal après que mes parents et mon frère soient montés dans un taxi. Ils partaient, je restais, j’étais seule pour la première fois, flippée et excitée. Cette rue de Yangon, sans éclairage, me semblait éternelle ce premier soir et est devenu mon quotidien, même le petit vendeur de bijoux et l’histoire de son fils steward, même les vendeuses du city mart qui me voient tous les mercredis chercher ma bouteille d’eau pour le Yoga, même ce groupe de jeunes hommes qui chantent à la nuit tombée une guitare à la main à côté de l’école Ste Philo, même les labradors chocolat du chantier derrière la maison…

Que de souvenirs improbables : à 7 dans une mini bagnole à chanter « je l’aime à mourir », dans le coffre d’un taxi avec Karen le soir du nouvel an à parler hurler birman au chauffeur, retrouver ma mère à Tokyo, passer du temps avec une de mes chères amies d’enfance après 18 ans au bord d’une piscine, emmener mes parents au Strand, ces rencontres avec nos bénéficiaires de nos programmes, ces fou-rires avec le staff national et expatriés, aux quatre coins du Myanmar, seule ou accompagnée, en dernière minute à Bangkok, tout ce que je n’aurai jamais pensé vivre, faire, ressentir… la liste pourrait être très longue…

On me demande de plus en plus « mais pourquoi ne restes-tu pas ? ». Je me le demande aussi. Si je n’avais pas ces projets à Paris (notamment de chercher un éditeur pour mon livre sur les ruptures) je serais peut-être resté… ou revenue après la saison des pluies.

Évidement une phase mélancolique s’entame, le choc culturel est toujours en deux temps. Je ressens à la fois le bonheur de retrouver mes proches mais aussi le chagrin de quitter mes siens ici. J’ai la sensation du « cœur brisé », cette boule de nœuds et de sanglots retenus au creux du bide qui émerge petit à petit.

Même si à une semaine du départ un réel sentiment très amer s’est emparé de mon humeur. Un mélange entre frustration et agacement ici qui me donnaient comme seule envie de partir comme prévu en vacances dans le Sud-Ouest sans revenir et vivre de l’écriture et du vol à l’étalage isolée au fin fond de la forêt des landes. Mais derrière se cache principalement ce besoin de me dire que j’ai pu apporter ma petite pierre à l’édifice et qu’elle pourra être un socle pour d’autres pierres à venir et non pas s’effriter faute d’information. Période de doutes, de fatigue qui commence à s’accumuler sans que je m’en sois rendue compte plus tôt, d’aigreur voire même de colère. Est-ce là une étape de la transition? Peur de revenir à une période durant laquelle je n’étais pas heureuse, peur que mes résolutions s’envolent une fois rentrée, peur de ne pas être à la hauteur…

Malgré tout, pour aller plus loin dans l’introspection des birmaniversaires, je vais m’allonger sur le divan et vous raconter un rêve que j’ai fait dernièrement : J’étais dans l’océan et il y a une énorme vague de type tsunami qui arrive alors je plonge en dessous. Là où ça devient vraiment intéressant c’est que depuis toujours je fais des cauchemars à base de tsunami et je me réveille toujours paniquée… Et là, pour une fois, j’ai eu brièvement peur dans mon rêve et j’ai juste plongé en dessous. Je n’ai pas cherché à fuir, je n’ai pas été tétanisée par la menace imminente comme avant.

Sans analyser le symbole de la vague, juste de « voir » mon inconscient me susurrer ce message caché de dépassement de soi me donne envie d’aller faire un gros poutou tout doux à Sigmund.
J’arrive donc au terme de cette aventure, de cette mission, de cette renaissance. 9 mois sont passés en un clin d’œil et ont été si riches. J’ai plongé sous la vague. S’il y a bien une chose que je veux retenir, c’est qu’il faut s’écouter, se fier à son instinct, se faire confiance.

Signe d’adaptation : se demander pourquoi le taxi a pris ce chemin.

Signe d’anticipation: reprendre les recherches de maison d’éditions, reprendre le texte, envisager de faire un nouveau blog à Paris…

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Il y a un an je lisais Guy Delisle et je m’imaginais ici. Troublée, impatiente.

On dit que les gens ne changent pas. Dans ce cas, parlons d’évolution. Comme je le dis : « Parce qu’il n’y a qu’une seule première mission », elle laisse des marques. De belles marques. Elle pointe des faiblesses, teste certaines limites, questionne l’avenir. Elle trace au sol les empreintes de la suite, d’un nouveau chemin inédit tourné vers l’autre. Vers les rencontres. Je ne sais pas si je me sens l’âme d’une humanitaire avec un gilet multipoche et un chèche autour du cou mais je réalise la force de l’humanité. Cette expérience affine le regard sur la relation à l’autre, sur la beauté de la rencontre mais aussi sur ses limites. Professionnellement, limite de l’intervention, limite de la patience, limite de la communication ont été de vrais tests durant ces 9 mois. Au niveau personnel, limite de la distance, limite d’une autre forme de communication aussi… Et dans une société qui est à mille lieux de la notre, je réalise que nous sommes tous fait du même bois. La famille, les amis, les proches au sens large sont nos moteurs. D’ailleurs la famille ne se compose pas que des personnes ayant le même sang. La famille se crée aussi à l’autre bout du monde sur la base de parfaits inconnus.

Je savais que ca irait en arrivant, ou plutôt je croyais que ca irait car je ne faisais que des suppositions. Il n’y a aucune certitude lorsque l’on débarque fraîchement en territoire inconnu, sans connaître personne. Mais j’avais foi en cette opportunité. Et parce que j’y ai cru, parce que j’avais ce moteur interne et l’élan sans frontière de ma « famille élargie », j’ai pu grimper ma montagne et dépasser un Sisyphe puni avec sa pierre, en cassant mon propre cycle.

Les croyances mystiques et religieuses sont des repères et non des armes, qu’elles nous aident face à la peur et à l’incertitude (et les Birmans savent de quoi ils parlent…). Nous n’avons pas besoin de tant pour être heureux. Nous souffrons des mêmes maux, nous sommes blessés par les mêmes choses. La générosité est universelle et ne connait ni religion, ni origine, ni statut social. Elle génère une énergie, crée une connexion, et dépasse les mots. L’ouverture d’esprit est fondamentale pour accueillir l’autre, pour recevoir sa bonté, pour vivre l’inédit de la rencontre, presque magique, partager.

Accepter s’apprend.

Chanter est universel.

Danser aussi…

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Je signe donc là mon dernier birmaniversaire. Neuf mois. Ma grossesse. 331 jours d’été. Vous avez été témoins de mon parcours avec des hauts et des bas et une nouvelle garde-robe. Vous avez lus mes doutes et mes découvertes. J’espère avoir pu vous transmettre cet élan qui m’a animé au quotidien pour vous donner aussi envie d’aller voir ce qu’il y a au-delà de votre vague. J’espère que vous avez pu voyager à travers mes mots, découvrir aussi ce pays si inédit, riche, incroyable, déstabilisant. J’espère que cette humanité Birmane si sincère, touchante et surtout si humble vous donne, comme à moi, une lueur d’espoir dans les moments plus sombres. J’aurai réellement aimé que vous puissiez voir tous ces sourires que j’ai reçus. Toutes ces belles choses si spontanées qu’on oublie totalement dans notre confort occidental…

Et il m’est important de vous remercier. Qu’on se connaisse ou non, chaque petite particule d’énergie positive et bienveillante a contribué d’une façon ou d’une autre à me pousser, à m’encourager. Un commentaire par ci, un mot par là, sur la toile ou dans la vraie vie. Le résultat en est une reconnaissance très sincère que je vous adresse et j’espère que la prochaine fois que je vous sourirai vous y verrez un peu de cette naïveté birmane… de cet «effet bisounours ».

Gisèle arrive donc elle aussi au bout de son épopée, ses 10 longyis dans sa valise et son empreinte sur la toile. Et elle repartira plus tard.

Mais c’est toujours aussi dur de partir…

Romantique un jour, romantique toujours !

17 juin.

Née de nouveau. 28 ans et 1 jour.

1er jour du reste de ma vie ? 😉