Birmaniversaire #9

Note : ce birmaniversaire a été rédigée sur le territoire Birman, peu avant mon départ. A l’heure où vous lirez ce post, je serai dans ma cure d’isolement pour une petite semaine avant de prendre mon nouveau poste au siège et d’envisager la suite.

Accrochez-vous, ce birmaniversaire est exceptionnellement long.

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Ah oui, je précise aussi qu’il s’agit en plus de mon centième article pour ce blog…!

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Toujours de la nouveauté, nouveaux lieux, nouveaux liens. Les rencontres ne cessent, même après 8 mois. Et je me revois souvent à mon arrivée en septembre dans le regard de celles et ceux qui sont arrivés dernièrement. Un regard paumé mais un regard curieux.

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J’ai tenté vainement de perdre cette « bedaine de riz » avant de rentrer à Paris… mais elle s’accroche à moi comme je m’accroche à tous ces souvenirs que je veux garder au fond de mon cœur en rentrant.

Au début du neuvième mois c’est mon « chef » qui est parti. Je me souviens de ma première impression de lui, un ours intransigeant et froid. En fait, nous formions un excellent duo, il me laissait être tranquillement autonome mais a toujours été un véritable support dans les moments de doutes et c’était rassurant de pouvoir s’appuyer sur son expérience terrain et apprendre de lui. Et lorsque nous buvions des bières, nous ne parlions jamais de travail. Nous sommes partis avec une reconnaissance mutuelle. Lui-même avait une première impression erronée de moi-même et m’a dit être heureux d’avoir eu tort sur mon compte. Un agréable sentiment d’accomplissement.

En parlant de première impression, je me souviens de la première fois où j’ai descendu à pied Mahar Myaing (ma rue), me rappelant la première fois où j’ai descendu la rue St Louis à Montréal après que mes parents et mon frère soient montés dans un taxi. Ils partaient, je restais, j’étais seule pour la première fois, flippée et excitée. Cette rue de Yangon, sans éclairage, me semblait éternelle ce premier soir et est devenu mon quotidien, même le petit vendeur de bijoux et l’histoire de son fils steward, même les vendeuses du city mart qui me voient tous les mercredis chercher ma bouteille d’eau pour le Yoga, même ce groupe de jeunes hommes qui chantent à la nuit tombée une guitare à la main à côté de l’école Ste Philo, même les labradors chocolat du chantier derrière la maison…

Que de souvenirs improbables : à 7 dans une mini bagnole à chanter « je l’aime à mourir », dans le coffre d’un taxi avec Karen le soir du nouvel an à parler hurler birman au chauffeur, retrouver ma mère à Tokyo, passer du temps avec une de mes chères amies d’enfance après 18 ans au bord d’une piscine, emmener mes parents au Strand, ces rencontres avec nos bénéficiaires de nos programmes, ces fou-rires avec le staff national et expatriés, aux quatre coins du Myanmar, seule ou accompagnée, en dernière minute à Bangkok, tout ce que je n’aurai jamais pensé vivre, faire, ressentir… la liste pourrait être très longue…

On me demande de plus en plus « mais pourquoi ne restes-tu pas ? ». Je me le demande aussi. Si je n’avais pas ces projets à Paris (notamment de chercher un éditeur pour mon livre sur les ruptures) je serais peut-être resté… ou revenue après la saison des pluies.

Évidement une phase mélancolique s’entame, le choc culturel est toujours en deux temps. Je ressens à la fois le bonheur de retrouver mes proches mais aussi le chagrin de quitter mes siens ici. J’ai la sensation du « cœur brisé », cette boule de nœuds et de sanglots retenus au creux du bide qui émerge petit à petit.

Même si à une semaine du départ un réel sentiment très amer s’est emparé de mon humeur. Un mélange entre frustration et agacement ici qui me donnaient comme seule envie de partir comme prévu en vacances dans le Sud-Ouest sans revenir et vivre de l’écriture et du vol à l’étalage isolée au fin fond de la forêt des landes. Mais derrière se cache principalement ce besoin de me dire que j’ai pu apporter ma petite pierre à l’édifice et qu’elle pourra être un socle pour d’autres pierres à venir et non pas s’effriter faute d’information. Période de doutes, de fatigue qui commence à s’accumuler sans que je m’en sois rendue compte plus tôt, d’aigreur voire même de colère. Est-ce là une étape de la transition? Peur de revenir à une période durant laquelle je n’étais pas heureuse, peur que mes résolutions s’envolent une fois rentrée, peur de ne pas être à la hauteur…

Malgré tout, pour aller plus loin dans l’introspection des birmaniversaires, je vais m’allonger sur le divan et vous raconter un rêve que j’ai fait dernièrement : J’étais dans l’océan et il y a une énorme vague de type tsunami qui arrive alors je plonge en dessous. Là où ça devient vraiment intéressant c’est que depuis toujours je fais des cauchemars à base de tsunami et je me réveille toujours paniquée… Et là, pour une fois, j’ai eu brièvement peur dans mon rêve et j’ai juste plongé en dessous. Je n’ai pas cherché à fuir, je n’ai pas été tétanisée par la menace imminente comme avant.

Sans analyser le symbole de la vague, juste de « voir » mon inconscient me susurrer ce message caché de dépassement de soi me donne envie d’aller faire un gros poutou tout doux à Sigmund.
J’arrive donc au terme de cette aventure, de cette mission, de cette renaissance. 9 mois sont passés en un clin d’œil et ont été si riches. J’ai plongé sous la vague. S’il y a bien une chose que je veux retenir, c’est qu’il faut s’écouter, se fier à son instinct, se faire confiance.

Signe d’adaptation : se demander pourquoi le taxi a pris ce chemin.

Signe d’anticipation: reprendre les recherches de maison d’éditions, reprendre le texte, envisager de faire un nouveau blog à Paris…

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Il y a un an je lisais Guy Delisle et je m’imaginais ici. Troublée, impatiente.

On dit que les gens ne changent pas. Dans ce cas, parlons d’évolution. Comme je le dis : « Parce qu’il n’y a qu’une seule première mission », elle laisse des marques. De belles marques. Elle pointe des faiblesses, teste certaines limites, questionne l’avenir. Elle trace au sol les empreintes de la suite, d’un nouveau chemin inédit tourné vers l’autre. Vers les rencontres. Je ne sais pas si je me sens l’âme d’une humanitaire avec un gilet multipoche et un chèche autour du cou mais je réalise la force de l’humanité. Cette expérience affine le regard sur la relation à l’autre, sur la beauté de la rencontre mais aussi sur ses limites. Professionnellement, limite de l’intervention, limite de la patience, limite de la communication ont été de vrais tests durant ces 9 mois. Au niveau personnel, limite de la distance, limite d’une autre forme de communication aussi… Et dans une société qui est à mille lieux de la notre, je réalise que nous sommes tous fait du même bois. La famille, les amis, les proches au sens large sont nos moteurs. D’ailleurs la famille ne se compose pas que des personnes ayant le même sang. La famille se crée aussi à l’autre bout du monde sur la base de parfaits inconnus.

Je savais que ca irait en arrivant, ou plutôt je croyais que ca irait car je ne faisais que des suppositions. Il n’y a aucune certitude lorsque l’on débarque fraîchement en territoire inconnu, sans connaître personne. Mais j’avais foi en cette opportunité. Et parce que j’y ai cru, parce que j’avais ce moteur interne et l’élan sans frontière de ma « famille élargie », j’ai pu grimper ma montagne et dépasser un Sisyphe puni avec sa pierre, en cassant mon propre cycle.

Les croyances mystiques et religieuses sont des repères et non des armes, qu’elles nous aident face à la peur et à l’incertitude (et les Birmans savent de quoi ils parlent…). Nous n’avons pas besoin de tant pour être heureux. Nous souffrons des mêmes maux, nous sommes blessés par les mêmes choses. La générosité est universelle et ne connait ni religion, ni origine, ni statut social. Elle génère une énergie, crée une connexion, et dépasse les mots. L’ouverture d’esprit est fondamentale pour accueillir l’autre, pour recevoir sa bonté, pour vivre l’inédit de la rencontre, presque magique, partager.

Accepter s’apprend.

Chanter est universel.

Danser aussi…

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Je signe donc là mon dernier birmaniversaire. Neuf mois. Ma grossesse. 331 jours d’été. Vous avez été témoins de mon parcours avec des hauts et des bas et une nouvelle garde-robe. Vous avez lus mes doutes et mes découvertes. J’espère avoir pu vous transmettre cet élan qui m’a animé au quotidien pour vous donner aussi envie d’aller voir ce qu’il y a au-delà de votre vague. J’espère que vous avez pu voyager à travers mes mots, découvrir aussi ce pays si inédit, riche, incroyable, déstabilisant. J’espère que cette humanité Birmane si sincère, touchante et surtout si humble vous donne, comme à moi, une lueur d’espoir dans les moments plus sombres. J’aurai réellement aimé que vous puissiez voir tous ces sourires que j’ai reçus. Toutes ces belles choses si spontanées qu’on oublie totalement dans notre confort occidental…

Et il m’est important de vous remercier. Qu’on se connaisse ou non, chaque petite particule d’énergie positive et bienveillante a contribué d’une façon ou d’une autre à me pousser, à m’encourager. Un commentaire par ci, un mot par là, sur la toile ou dans la vraie vie. Le résultat en est une reconnaissance très sincère que je vous adresse et j’espère que la prochaine fois que je vous sourirai vous y verrez un peu de cette naïveté birmane… de cet «effet bisounours ».

Gisèle arrive donc elle aussi au bout de son épopée, ses 10 longyis dans sa valise et son empreinte sur la toile. Et elle repartira plus tard.

Mais c’est toujours aussi dur de partir…

Romantique un jour, romantique toujours !

17 juin.

Née de nouveau. 28 ans et 1 jour.

1er jour du reste de ma vie ? 😉

Dernières idées touristiques

Voila donc un dernier petit article sur les excursions possibles dans l’ancienne capitale!

Thaya Spa : alors oui les prix sont un peu plus chers qu’ailleurs mais j’aime vraiment cet endroit pour l’aspect « petit cocoon silencieux et apaisant » face au bruit permanent de la ville. Ils proposent une large gamme de soin, manucure, pédicure, massage thaï (hein Céline), soins de la peau etc. et ce n’est pas loin de la guest house… le tout avec un personnel accueillant, des magasines récents (car croyez moi c’est loin d’etre courant ici !) et du thé tellement bon ! Il y a une autre succursale Inya Spa.

Le Rendez-vous est un petit bistro qui se veut français mais surtout qui propose un petit stand de charcuterie ! Et ça, croyez-moi que ça manque ici ! Ils ont dernièrement changé leur carte et revu leur équipes car auparavant la cuisine était un peu décevante. C’est le mari de la propriétaire, un chef Belge, qui a repris les commandes en simplifiant la carte et en ramenant Chocolat et Charcuterie dans ses  valises… bon en fait il a déjà été chef dans d’autres établissement de Yangon et de la capitale… Mais c’est cool et ça a surtout l’avantage d’être dans mon quartier.

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Sur ma liste de choses à faire avant de partir, je voulais visiter le Dargah de Bahadur Shah Zafar, autrement dit la tombe du dernier Roi mongol qui a été exilé à Yangon depuis l’Inde par les britanniques. Au sein d’une Mosquée se trouve donc sa tombe ainsi que celle de son épouse. Le lieu est assez sommaire, pas spécialement bien entretenu… mais reste chargé d’Histoire. Quelques musulmans étant présents et la visite s’est faite avant le chant de leur prière ce qui donnait une profondeur supplémentaire à mes déambulations.

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Aussi je me devais de visiter une dernière pagode. J’ai choisi un dimanche matin pour aller voir un Bouddha assis de 20 mètres. Cela m’a aussi permis de visiter une partie de mon quartier que je ne fréquentais pas. Koe Htat Kyee (signifiant pagode à 9 étages) aurait été construit en 1905 et le lieu est très bien conservé. Le parfum de l’encens et des fleurs fraiches était un régal ! L’ensemble est plutôt fréquenté mais l’atmosphère est comme au ralenti et très propice a la méditation sous l’œil bienveillant de Bouddha. On l’aura compris, il y a énormément de pagodes au Myanmar et même si parfois il n’y a plus le même effet de surprise, on tombe sur des petits bijoux à condition de ne pas suivre les guides mais plutôt son intuition.

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J’ai aussi voulu aller à la porte Est de la Shwedagone car c’est la plus animée. Cela m’a permis de revoir notre « tour Eiffel Birmane » de plus prés… En bas de la porte se situe donc plusieurs magasins de sculpture sur différent matériaux, magasins pour les moines avec une gamme d’accessoires coordonnables à leur robe dans les tons pourpres (tongs, besace, serviette, éventail etc.), souvenirs divers et variés…

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Je n’ai pas eu le temps d’aller au practice de golf au sud du lac Inya ou il est possible de viser directement le lac pendant qu’une petite pirogue circule pour repêcher les balles de golf flottantes… ! J’espère pouvoir le faire dimanche prochain et ainsi en avoir quasiment fini avec ma to-do-pré-départ !

Et vous trouverez l’historique de mes recommendations par ici:

Suivez le guide #1

Suivez le guide #2

Voyager et rester chez soi

Des idées parmi tant d’autres

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Des idées parmi tant d’autres

Je sème çà et là mes opinions sur les activités “touristiques” façon pêle-mêle à Yangon même si j’ai réalisé dernièrement que je distille davantage d’informations qu’à mes débuts… passerai-je peu à peu le flambeau ?

Dans mon cher quartier, Sanchaung, se trouve non loin d’ailleurs du restaurant Kachin, « le magasin Kachin dont je n’ai jamais su le nom » proposant des produits tout droit ramené de la haut : sac, chaussures, tissus, cravate, tee shirt, pochettes, trousse, besace, élastique a cheveux, produits alimentaires, babioles, tenues traditionnelles, porte monnaie, porte feuilles, porte-je-ne-sais-quoi… bref tout dans l’esprit Kachin, de magnifiques couleurs avec des vendeurs pas toujours super accueillants mais je pense qu’ils ont pris l’habitude de me croiser a force… Il se trouve sur Kyaun Taw Street. Et niveau prix on est dans le tout à fait correct par rapport au bogyoke market !

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Pour les souvenirs, il y a un tout nouveau concept qui est arrivé à Yangon et qui, je pense, pourrait faire concurrence à Pomelo de part l’originalité des produits vendus. Yangoods a été crée par 3 femmes (dont une française qui est la mère de.. dont le mari travaille…et qui a fait une super déco dans l’appart de sa fille !) et propose des objets de décoration (coussin, carnet, petites boites, reproduction sur toile etc.) avec un petit twist pop art en jouant élégamment sur les caractères birmans dans des couleurs soutenues. Bref du jamais-vu dans les parages, les prix sont « chers mais normaux » pour mes yeux de parisiennes.

Rangoon Tea House est un des derniers nouveaux lieux qui a fleuri il y a quelques mois maintenant, ce restaurant se veut la version “high standard” des classiques tea houses que l’on trouve partout dans Yangon. Le menu joue avec les grands classiques des rues : samossa, salade de thé fermenté et autres salades en tout genre, curry, jus frais, citronnade etc. et offre surtout les grands classiques du thé birman pour lequel on choisi la teneur en sucre et en lait concentrée pour ajuster le goût à notre palet. Ils ont aussi des cocktails sympathiques et proposent des soirées « courts métrages ». Un lieu très agréable mais un peu trop clinquant… La petite anecdote est qu’une nuit, une troupe plutot nationaliste est allée enlever tous les écriteaux avec écrit « Rangoon » car héritage de l’époque coloniale !

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Alamanda Inn est une autre preuve que le monde est petit car Anne Cécile, l’une des propriétaires de cette guest house / restaurant est une très bonne amie d’une très bonne amie parisienne (celle que j’ai croisé dans le bus avant de partir). Le cadre est un petit oasis et même si j’ai développé un certain scepticisme face à la Golden Valley je reconnais qu’il est bon parfois de s’isoler dans ce petit sanctuaire et qui en plus propose du cidre normand ! Au menu des crêpes salées ou sucrées, des salades, des couscous… bref des plats qui changent des éternels curry et des montagnes de riz !

J’en ai mis du temps à finalement me laisser tenter par Parami… il a fallu qu’ils ouvrent un énième restaurant plus proche de chez moi pour que je m’y bouge avec la bande de français. Et quand bien même j’aime beaucoup les pizzas de chez Sharky’s depuis qu’ils ont un nouveau four à… pizza, je dois reconnaitre que celles de Parami dépassent les autres. Niveau prix… on tape fort ! Plus cher que Grazie, la pizzeria italienne bobo à mort à côté de chez moi aussi à Paris… c’est dire. Mais bon, ça n’a pas de prix que de se faire plaisir de temps en temps non ? En plus avec le couvre-feu des bars, le budget « sortie » est assez allégé…

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Le Drug Elimination Museum : je vous invite à lire cet article  qui décrit parfaitement bien l’absurdité du lieu. C’était assez intéressant d’y aller (n’est-ce pas Céline) car je travaille beaucoup avec des usagers de drogues et cette vision totalement déconnectée de la réalité (et donc totalement propagandiste) me sidère autant que le coup d’interdire la vente de contraceptif pour diminuer les risques de viol… J’ai beaucoup aimé le coup des organes (et du fœtus) conservés dans des bocaux pour témoigner des méfaits des drogues… Miam miam ! (Jalouse Virginie ?)

Il y a finalement beaucoup de choses à faire, à découvrir, même après 8 mois ici. Je vais tenter de vous proposer un dernier post « touristique » avant de partir pour boucler la boucle façon Circular Train 😉 …