Dernières idées touristiques

Voila donc un dernier petit article sur les excursions possibles dans l’ancienne capitale!

Thaya Spa : alors oui les prix sont un peu plus chers qu’ailleurs mais j’aime vraiment cet endroit pour l’aspect « petit cocoon silencieux et apaisant » face au bruit permanent de la ville. Ils proposent une large gamme de soin, manucure, pédicure, massage thaï (hein Céline), soins de la peau etc. et ce n’est pas loin de la guest house… le tout avec un personnel accueillant, des magasines récents (car croyez moi c’est loin d’etre courant ici !) et du thé tellement bon ! Il y a une autre succursale Inya Spa.

Le Rendez-vous est un petit bistro qui se veut français mais surtout qui propose un petit stand de charcuterie ! Et ça, croyez-moi que ça manque ici ! Ils ont dernièrement changé leur carte et revu leur équipes car auparavant la cuisine était un peu décevante. C’est le mari de la propriétaire, un chef Belge, qui a repris les commandes en simplifiant la carte et en ramenant Chocolat et Charcuterie dans ses  valises… bon en fait il a déjà été chef dans d’autres établissement de Yangon et de la capitale… Mais c’est cool et ça a surtout l’avantage d’être dans mon quartier.

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Sur ma liste de choses à faire avant de partir, je voulais visiter le Dargah de Bahadur Shah Zafar, autrement dit la tombe du dernier Roi mongol qui a été exilé à Yangon depuis l’Inde par les britanniques. Au sein d’une Mosquée se trouve donc sa tombe ainsi que celle de son épouse. Le lieu est assez sommaire, pas spécialement bien entretenu… mais reste chargé d’Histoire. Quelques musulmans étant présents et la visite s’est faite avant le chant de leur prière ce qui donnait une profondeur supplémentaire à mes déambulations.

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Aussi je me devais de visiter une dernière pagode. J’ai choisi un dimanche matin pour aller voir un Bouddha assis de 20 mètres. Cela m’a aussi permis de visiter une partie de mon quartier que je ne fréquentais pas. Koe Htat Kyee (signifiant pagode à 9 étages) aurait été construit en 1905 et le lieu est très bien conservé. Le parfum de l’encens et des fleurs fraiches était un régal ! L’ensemble est plutôt fréquenté mais l’atmosphère est comme au ralenti et très propice a la méditation sous l’œil bienveillant de Bouddha. On l’aura compris, il y a énormément de pagodes au Myanmar et même si parfois il n’y a plus le même effet de surprise, on tombe sur des petits bijoux à condition de ne pas suivre les guides mais plutôt son intuition.

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J’ai aussi voulu aller à la porte Est de la Shwedagone car c’est la plus animée. Cela m’a permis de revoir notre « tour Eiffel Birmane » de plus prés… En bas de la porte se situe donc plusieurs magasins de sculpture sur différent matériaux, magasins pour les moines avec une gamme d’accessoires coordonnables à leur robe dans les tons pourpres (tongs, besace, serviette, éventail etc.), souvenirs divers et variés…

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Je n’ai pas eu le temps d’aller au practice de golf au sud du lac Inya ou il est possible de viser directement le lac pendant qu’une petite pirogue circule pour repêcher les balles de golf flottantes… ! J’espère pouvoir le faire dimanche prochain et ainsi en avoir quasiment fini avec ma to-do-pré-départ !

Et vous trouverez l’historique de mes recommendations par ici:

Suivez le guide #1

Suivez le guide #2

Voyager et rester chez soi

Des idées parmi tant d’autres

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suivez le guide #2

C’est vrai que je ne partage pas tellement de conseils “touristiques” sur mon blog, de place-to-be, de things-to-do au Myanmar. Alors je vais réparer cette lacune avec quelques lieux que j’aime tout particulièrement.

Pour se sustenter

Mon resto Kachin à côté de chez moi (je l’appelle comme ça car je ne retiens jamais son nom): il y a des périodes où j’y vais quelques fois par semaine et puis j’arrête d’un coup pour y retourner après avoir crée le manque… ce restaurant est spécialisé dans les plats Kachin et pour avoir fait de nombreux resto dans le Kachin j’ai l’impression qu’il est de loin le meilleur ! On y mange quoi : des currys Kachin (c’est-à-dire épicées), de la viande de bœuf bouillie à l’ail (un délice), des soupes, des salades en tout genre (plus ou moins épicés), et surtout une pseudo purée de pomme de terre à tomber par terre… (La fameuse déjà évoquée par ici).

On retrouve même une critique du lieu ici… photos à l’appui

IMG_5658Il y a aussi 19th street que j’affectionne. Un joyeux brassage entre locaux et expatriés à Chinatown, réunis dans la rue pour dîner. On va sur une étale choisir sa sélection de brochettes pour les récupérer cuites un peu plus tard directement à notre table (superbe gestion logistique, jamais d’erreur !). Le souci est que la bouteille de bière doit être à 2$ et les mojitos à… 80 centimes… ca sauve le portefeuille mais pas le foie !

Pour se cultiver

Botataung Pagoda : un peu isolée de tout, cette petite pagode donnant sur la Yangon River est un lieu très agréable, aéré, et l’une des rare ou on peut déambuler au cœur même du stupa et se frotter aux murs dorés du sol au plafond. Les birmans déjeunent, dorment, méditent, flirtent, prient, jouent, chantent… La pagode aurait été construite il y a 2500 ans mais a été totalement détruite lors de la seconde guerre mondiale… avant d’être reconstruire.

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Pansodan Gallery : la scène artistique à Yangon est très effervescente. Il y a de nombreuses expositions photos, galeries d’art, festival d’art, performances… Cette galerie est nichée au deuxième étage sur Pansodan Road. Des reproductions d’affiches vintage de cinéma birman aux tableaux de 3 mètres sur 2 d’artistes birmans, il y a pour toutes les bourses et toutes les décorations. On s’assoit prendre un thé avant de reprendre sa quête de la toile parfaite. Cette galerie possède aussi un autre lieu d’exposition, concerts, rencontres… un peu plus bas dans la rue.

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Chauk Htat Gyi: de tous les bouddhas couchés que j’ai pu voir au quatre coins du Myanmar, celui la est sans contexte mon favori. Ce n’est pas le plus impressionnant par sa taille mais il possède un charme saisissant et dégage une douceur apaisante… bon il fait quand même 70 mètres de long et 16 mètres de haut… On s’assoit en tailleur devant lui et on se laisse bercer par le recueillement.

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Pour boire un coup

Blind Tiger : en fait je n’aime pas vraiment ce lieu pour sa fréquentation, (expatriés uniquement) mais je dois admettre que l’atmosphère est plutôt contrastante avec la vie de Yangon. Il faut aller dans les entrailles d’un immeuble pour découvrir ce bar caché façon prohibition. Les cocktails y sont vraiment bons en plus… L’un de mes compagnons de sorties ayant décidé de trouver le meilleur martini de Yangon estime qu’ils en valent la peine (il en a du coup pris 3…)! Par contre pour ressortir, on passe par le parking !

Hummingbird: nouveau bar hipster à Yangon? Presque! Déco vintage, fauteuils en cuir, roof top, apérol… Birmans aisés et expatriés, tous s’habillent pour sortir (sauf moi et ma robe tee-shirt)…on perd le sens de la géographie mais on garde le sens du rythme avec des playlists plutôt cool et surprenantes. Il pourrait presque surpasser le bar à cocktail du fond d’une allée à Bangkok…

Alors santé !

J’ai déjà pu l’évoquer à plusieurs reprises mais les contrastes qu’offrent Yangon ne cessent de me surprendre. Entre habitations clinquantes et cabanes en bambou, entre tuk tuk et Hummer, entre « beer stations » et bars à cocktails, entre trottoirs et fossés… L’ambivalence et l’approximatif qui planent sur la ville la rende toujours plus captivante à mes yeux. Des lieux ferment, d’autres fleurissent, Yangon est en perpétuel mouvement… signifiant que d’autres articles « touristiques » sont à prévoir 😉

 

Mandalay – On the road to… « Mouais…dalay »

Mandalay… Un nom si mélodieux qui cache un physique assez ingrat. Mandalay n’est pas belle. Elle a du charme dirons-nous, pour être courtois. L’atmosphère générale est bruyante, Mandalay beugle dans un vocabulaire de charretier. Elle est vêtue de haillons, les scooters brassent la poussière et salissent son allure sans qu’elle y prête attention.

Mandalay se complet dans cette approximation car elle sait qu’elle cache de véritables perles sous certains de ses lambeaux de tissus. En soulevant un pan de sa jupe, Ava se révèle à nous, dans ses environs. Petit bijou rural, elle se parcourt en calèche et nous y découvrons ses trésors dont un monastère en teck, Bagaya, isolé dans une végétation dense, de rizières ou plantation de bananes.

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En soulevant un autre pan, elle nous invite à explorer Sagaing, cette colline verdoyante abritant de nombreux stupas blancs qui se détachent du décor.

Dans le sein même de Mandalay, des joyaux d’architecture se dispersent par ci par là, comme des ornements mal situés sur une robe du soir. Le célèbre pont en teck U Bein, long de 1,2 kilomètres, n’a pas la beauté ni l’éclat que mon imaginaire lui donnait mais son charme maladroit se combine parfaitement avec la ville en elle-même. Il est bancal, sinueux, les planches invitent régulièrement les passants à trébucher. Un astrologue lit votre avenir dans vos mains depuis l’un des petits abri du pont, un marchant de glaces attend ses clients depuis un autre abri.

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Une autre petite pépite est le monastère Shwenandaw, aussi en teck, et merveilleusement sculpté par des artisans quasi divins qui ont su animer la matière et lui permettre de traverser le temps et les moussons jusqu’à ce jour précis.

Enfin, la pagode Kuthodaw finit d’habiller Mandalay. 729 stèles de marbre blanc toute insérées dans autant de petits stupas, composent les pages du plus grand livre du monde, le canon bouddhique. Lieu aussi géométrique que surréaliste à découvrir pendant qu’un ouvrier repeint petit à petit chaque stupa d’un blanc éclatant… mais pour combien de temps…

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Cependant mon coup de cœur se situe à une heure de bateau au nord de Mandalay. Il y avait certains lieux dont les images m’avaient hypnotisée depuis Paris. Les sirènes de l’Irrawaddy continuaient leur chant durant la traversée pour Mingun. L’imposante pagode inachevée se dresse depuis le rivage lorsque la brume se dissipe. A son pied, je ressens la même émotion qu’à Bagan. Décomposée, inachevée, fissurée, me voilà qui m’identifie à cette bâtisse de brique qui dénote avec tout autre bâtiment du Pays.

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La pagode Myatheintan de Mingun continue de me fasciner, son architecture est atypique et symbolise le mont Meru, le centre de l’univers pour les bouddhistes. Sa mine blanche face aux rayons du soleil dégage une aura céleste. A son sommet, nous allumons notre encens et laissons dernière nous une offrande de fleurs.

Mandalay, sans doute as-tu mal vieillie, toi qui inspirais films et poèmes, toi qui as même été chantée par Sinatra. Ex ville royale, tu es tombée de ton piédestal en te foulant la cheville. Ta démarche reste ainsi maladroite mais dans tes rides tu gardes l’étincelle des vestiges de ton histoire.

Je souhaite ajouter un petit mot sur notre guide. Il s’est révélé avoir une histoire aussi complexe que la ville. Ancien professeur d’anglais, lui aussi est tombé de son piédestal et a été incarcéré pour activisme politique. Torturé (je vous passe les détails), transféré de prisons en prisons, il s’est néanmoins reconstruit, tout comme le palais royal de Mandalay, s’appuyant sur ses fondations et est devenu guide. Sa supposée future épouse travaille depuis 2 ans en Thaïlande, dans une usine (dit-il) et cela fait un an qu’ils n’ont pas été en contact. Difficile à comprendre. Il ne nourrit plus d’espoir quant à leur relation. Du fait de son passé de prisonnier, il pense qu’ils ne se marieront jamais d’ailleurs.

Sinatra lui, a eu 4 épouses.